Un escalier avec ou sans contremarches ne change pas seulement l’apparence d’une pièce. Ce choix influence ce que l’on voit à travers l’ouvrage, l’utilisation de l’espace dessous et certaines habitudes quotidiennes. Pour un projet à La Planche, mieux vaut partir de la maison et de ses occupants avant de retenir une image d’inspiration. Voici comment comparer un escalier ouvert et un escalier fermé avec votre menuisier, sans confondre préférence décorative et faisabilité technique.
Ce que désigne réellement la contremarche

La marche est la surface sur laquelle on pose le pied. La contremarche ferme l’espace vertical entre deux marches successives. Un escalier sans contremarches laisse cet espace ouvert ; un escalier avec contremarches présente une succession de surfaces horizontales et verticales. Cette distinction ne décrit ni sa forme ni son mode de fixation.
Un escalier droit ou tournant peut ainsi être envisagé avec des expressions visuelles différentes, sous réserve de sa conception. De même, « ouvert » ne signifie pas automatiquement « suspendu ». Pour préparer le rendez-vous, identifiez ce qui vous attire dans une photographie : la transparence entre les marches, leur couleur, la finesse du garde-corps ou l’absence de support apparent.
Vous éviterez de demander une technique particulière alors que votre souhait porte surtout sur le rendu. Le professionnel pourra ensuite proposer des pistes compatibles avec la configuration réelle.
Regarder l’escalier depuis la pièce de vie
Des marches sans contremarches permettent de voir une partie de l’arrière-plan à travers l’escalier. Cet effet peut alléger sa présence visuelle, mais son intérêt dépend de ce qui se trouve derrière : une fenêtre, un mur, un passage ou un espace de rangement. Une structure ajourée devant une paroi sombre ne se perçoit pas comme le même dessin devant une baie.
Prenez une vue depuis votre place habituelle dans le séjour, puis depuis l’entrée. Repérez ce que vous aimeriez préserver : la vue vers une ouverture, une continuité entre deux espaces ou un mur décoratif. Comparez ensuite des références prises sous des angles proches. Une photographie de face renseigne peu sur l’effet d’un escalier vu chaque jour de côté.
Avec des contremarches, l’ouvrage forme une présence plus continue. Ce parti peut convenir à une pièce où l’on souhaite un volume lisible et assumé. Le bon résultat ne se résume donc pas à rechercher systématiquement le plus de transparence possible.
Décrire les usages avant de parler de style
Le passage quotidien, le transport du linge, la présence d’enfants et les habitudes des occupants méritent d’être évoqués dès l’étude. Expliquez aussi si certaines personnes se sentent mal à l’aise dans un escalier très ajouré. Cette perception personnelle compte dans le confort, même lorsqu’un ouvrage répond par ailleurs aux exigences techniques applicables.
L’ouverture entre les marches doit être examinée avec le professionnel dans la conception globale, notamment pour la sécurité des usagers. Une contremarche ne remplace pas le garde-corps, la main courante ou l’étude de la géométrie de l’escalier. Inversement, une photographie d’escalier ouvert ne prouve pas qu’il serait adapté à votre logement.
Pensez également aux petits objets et aux poussières qui peuvent passer entre les marches. Si un bureau, une assise ou un passage se trouve dessous, cette question devient concrète. Présentez l’usage prévu de cet espace plutôt que de laisser le menuisier le deviner sur un plan vide.
Aménager le dessous et prévoir le nettoyage
Souhaitez-vous conserver le dessous entièrement visible, y placer du mobilier ou envisager un rangement fermé ? Avec un escalier ajouré, les éléments disposés à l’arrière peuvent rester visibles entre les marches. Des étagères très chargées peuvent alors produire un résultat différent de l’image épurée qui vous avait séduit.
Un projet avec contremarches peut accompagner une recherche de fermeture visuelle. Il ne suffit toutefois pas à créer un placard terminé : les côtés, les accès, les finitions et les prestations de rangement doivent être définis séparément. Faites distinguer l’escalier et l’aménagement complémentaire dans votre demande.
Pour l’entretien, demandez quelles faces seront accessibles depuis un emplacement sûr et quelles consignes correspondent à la finition retenue. N’envisagez pas un nettoyage régulier nécessitant de vous pencher au-dessus d’un vide. La simplicité d’usage se prépare dès le dessin, en tenant compte de votre manière réelle d’entretenir la maison.
Ne pas modifier un escalier existant par intuition
En rénovation, retirer des contremarches pour obtenir un effet plus léger n’est pas un changement purement décoratif. Leur rôle dépend de la construction de l’ouvrage. Le guide technique sur les panneaux à base de bois publié avec le soutien du CODIFAB montre notamment que certaines conceptions de marches dépendent de la présence de contremarches. Cet exemple ne s’applique pas automatiquement à votre escalier ; il rappelle pourquoi une vérification est nécessaire.
N’enlevez donc aucune pièce pour « voir ce que cela donne ». Faites examiner l’assemblage, les supports et l’état du bois avant d’envisager une transformation. La fermeture d’un escalier ouvert demande elle aussi une étude : les pièces ajoutées, leur intégration et le résultat attendu doivent être définis.
Pour une création, demandez que les variantes soient étudiées dès le départ. Le choix avec ou sans contremarches pourra alors être rapproché des matériaux, de la structure et des protections prévus, plutôt que décidé après fabrication.
Arriver au rendez-vous avec des critères classés
Préparez quelques photographies du logement et deux références visuelles contrastées. Pour chacune, écrivez ce que vous aimez et ce qui vous gêne. Ajoutez les usages du dessous de l’escalier, les personnes qui l’emprunteront et les éléments de la pièce qui doivent rester visibles. Cette préparation est plus utile qu’un dossier de nombreuses images sans commentaire.
Demandez ensuite quelles différences les deux variantes produisent pour votre projet : dessin des supports, finitions, entretien et éventuels aménagements voisins. Ne supposez pas qu’un escalier sans contremarches coûtera nécessairement moins cher. Le chiffrage dépend de l’ensemble retenu et de sa mise en œuvre.
Les photos présentées viennent de la galerie de La Chaille'pente et montrent des escaliers ajourés en intérieur. Elles ne valent ni attestation de conformité ni localisation d’un chantier. Référence technique consultée le 4 novembre 2026 : guide « Les panneaux à base de bois », septembre 2025, chapitre « Escalier et utilisations diverses », publié sur le site du CODIFAB : https://www.codifab.fr/uploads/media/68cd870291c22/guide-panneau-septembre-2025.pdf
Conseil pratique : notez votre priorité principale, par exemple voir la fenêtre depuis l’entrée ou aménager le dessous, avant de choisir la présence de contremarches. Depuis La Planche, La Chaille'pente étudie les projets bois dans le Sud-Loire nantais hors métropole et le nord de la Vendée ; vous pouvez lui transmettre ces critères pour préparer un échange sur votre escalier.
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